Bienvenue à Rémi Blieck qui rejoint l’équipe ROCS

© Rémi Blieck

Rémi Blieck, chargé de recherche CNRS, est spécialiste des systèmes catalytiques basés sur l’utilisation de métaux non-nobles, la catalyse asymétrique pour la synthèse de composés d’intérêts.

Quels sont les meilleurs souvenirs de ton parcours scientifique ?

J’ai beaucoup de souvenirs très forts liés aux différentes parties de l’activité d’un chercheur. Je garderai longtemps en mémoire le premier résultat positif de ma thèse, sur l’hydroamination d’allènes catalysée au cuivre, résultat qui a mis quelques mois à apparaitre ! C’est ce moment qui m’a donné envie de rejoindre la recherche académique. Un de mes autres bons souvenirs est l’organisation des Journées Méditerranéennes des Jeunes Chercheurs. J’ai beaucoup apprécié organiser cet évènement avec d’autres doctorants et voir l’impact qu’il a pu avoir au niveau de la communauté. Enfin, pendant mes postdoctorats, j’ai pu m’investir de plus en plus dans l’encadrement de stagiaires et de quelques doctorants, et c’est toujours un grand plaisir de les voir évoluer, s’approprier leur sujet et soutenir leurs travaux.

Qu’est ce qui t’a amené à rejoindre l’IPCM ?

Comme je le disais, ma thèse m’a convaincu d’essayer d’intégrer le monde académique, ce qui a été renforcé par mes différents post-doc. En 2021, je cherchais une équipe de recherche pour soutenir ma candidature au concours CR et j’ai contacté Alejandro Perez-Luna du fait de ses travaux en organométallique. Nous avons rapidement observé une grande correspondance entre mes compétences et les axes de recherche que l’équipe voulait développer. Cette adéquation a permis de créer très naturellement ensemble un projet de recherche à présenter au CNRS.

Tes projets scientifiques à court terme, tes rêves à long terme ?

Mon projet scientifique se concentre sur la synthèse de nouveaux composés organo-germylés.  Dans un premier temps, je souhaite étudier la synthèse de précurseurs originaux, pour pouvoir rapidement évaluer leur utilisation dans le cadre de réactions simples. Une fois que des précurseurs efficaces auront été identifiés et maitrisés, des réactions plus complexes sont envisagées et en particulier la mise en place de processus énantiosélectifs. Pour cela, je souhaite utiliser des stratégies alliant chimie radicalaire et catalyse organométallique, notamment avec le cuivre, un métal pour lequel j’ai un attachement particulier. En effet, il possède des propriétés rédox permettant de lui faire jouer de nombreux rôles dans les mécanismes réactionnels. A long terme, j’espère pouvoir étendre le projet à l’utilisation des composés germylés obtenus comme intermédiaires de synthèse, et à la compréhension en profondeur de leur réactivité.

Biographie

Rémi Blieck a réalisé ses études à l’Université Lille 1, où il a obtenu un DUT de chimie en 2011, une Licence de chimie en 2012 et un Master de chimie organique en 2014. Il a ensuite rejoint l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier (ICGM), où il a effectué son doctorat sous la direction du Pr. Florian Monnier et du Dr. Marc Taillefer. Sa thèse, soutenue en 2017, a porté sur l’hydrofonctionnalisation intermoléculaire d’allènes catalysée au cuivre. En 2018, il a rejoint l’équipe du Dr. Tatiana Besset au sein du laboratoire COBRA pour un premier postdoctorat au cours duquel il a étudié des processus d’activations C-H, notamment par activation radicalaire. Il entame un second postdoctorat en 2019, au sein de l’Institut Català d’Investigacio Quimica (ICIQ) en espagne, où il travaille pendant deux ans sur la synthèse d’hydroacène par catalyse à l’or, dans l’équipe du Pr. Antonio M. Echavarren. Il a rejoint ensuite en 2021 l’Institut de chimie moléculaire et des matériaux d’Orsay (ICMMO), pour travailler avec le Dr. Aurélien de la Torre sur le développement de méthodes appliquées à la synthèse totale. Enfin, en 2022, il a travaillé sur des approches de radiomarquage d’amides dans l’équipe Dr. Davide Audisio, au Service de chimie bioorganique et de Marquage (SCBM) du CEA de Saclay . En 2023, il obtient un poste de chargé de recherche au CNRS et rejoint l’équipe Réactivité organique et catalyse pour la synthèse (ROCS) de l’Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM). Ses activités de recherche portent sur la catalyse organométallique homogène, et en particulier la mise au point de systèmes catalytiques basés sur l’utilisation de métaux non-nobles, la catalyse asymétrique et la synthèse de composés d’intérêts.

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